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Le Franc CFA bouc émissaire du piétinement du développement de la zone franc

Le Franc CFA bouc émissaire du piétinement du développement de la zone franc

De nos jours, les discussions sur le Franc CFA ne cessent de se propager dans les médias. Pour certains, le Franc CFA freine le développement des pays africains qui utilisent cette monnaie. Pour d’autres, il s’agit d’une forme de dépendance économique qu’il faut se débarrasser et affirmer l’indépendance économique de l’Afrique.

Pour la plupart des antagonistes du Franc CFA, les pays africains doivent créer leur propre monnaie et se libérer du joug de l’exploitation financière de la France.

Certes, avoir sa propre monnaie est un idéal pour tout pays au monde. Mais, en matière d’économie, il ne s’agit pas seulement d’imprimer sa propre monnaie et y afficher la photo d’un personnage historique pour être indépendant.

Toutes les économies de ce monde de mondialisation sont inter-dépendantes.
Les USA par exemple, sont très endettés vis à vis de la Chine. Il faudra aussi noter que l’économie de la Chine est influencée dans sa grande partie par les puissances mondiales comme les USA, les importations massives africaines et européennes. Les USA peuvent ralentir cette puissante machine économique chinoise en limitant ses importations de biens manufacturés et de l’acier.

Un adage burkinabè dit ceci: «Le caleçon d’aujourd’hui vaut bien mieux que le pantalon de demain ». Le Franc CFA peut sembler être un caleçon pour certains, . mais, c’est une devise stable et forte qui malgré les troubles socio-politiques,la corruption endémique, les injustices sociales et les troubles liés à l’insécurité djihadiste assure le fonctionnement des économies des pays africains concernés sans tomber dans la devaluation.
L’exemple du Zimbabwe qui possède sa propre monnaie, mais qui est la risée du monde à cause de l’hyper-inflation devrait donner à réfléchir pour ceux qui s’empressent de créer des devises nationales. Le Ghana dans les années avant la prise de pouvoir de Rawlings était aussi un cas économique lamentable qui doit servir de référence historique. En effet, le CEDIS du Ghana était la monnaie la plus faible de la sous-région et s’échangeait au marché comme des cacahuètes.

Les vraies causes du piétinement du développement dans les pays de la zone franc sont ailleurs et ne sont nullement dues au fait que les pays africains doivent déposer 50% des réserves dans le trésor français et qui selon certains se traduit par un manque de liquidités pour les économies africaines.

Au contraire, le plus souvent, il n’y a vraisemblablement pas une politique tangible d’investissement dans les secteurs clés comme l’agriculture, l’élevage, les centres de formation professionnelles et techniques, la protection de l’environnement, la construction de bonnes routes, la sécurité et la défense des pays.

Les liquidités sont spoliées par des classes politiques et leurs alliés qui s’agrippent au pouvoir et en connivence avec certains acteurs économiques nationaux et internationaux dilapident les ressources de leurs pays.
En plus de cette mal gestion, il faudra noter qu’aucune politique n’est mise en oeuvre pour promouvoir la consommation des biens produits localement ou en Afrique. Ainsi, les économies des pays de la zone franc sont fortement extraverties. Ce faisant, la création de monnaie locale entraînera un affaiblissement des devises et par voie de conséquence l’hyper-inflation.

Pour poursuivre des ambitions de monnaie locale, de profondes transformations s’imposent sur les pays africains de la zone franc. En quelques sortes, nous devons naître de nouveau.
Comme le disait Thomas Sankara, l’impérialisme se trouve dans le riz que nous mangions. Ce riz asiatique le plus souvent de mauvaise qualité que nous importons peut être progressivement remplacé par le riz local ou même par d’autres aliments qu’on trouve en Afrique. Au fait, c’est une opportunité de lancer de grands programmes basés sur l’agriculture irriguée et intensive.

Avant donc de parler de création de monnaie locale, il faudra observer les points suivants:
Oeuvrer à créer la stabilité politique

  • Mettre en place des politiques fiscales qui favorisent beaucoup plus la consommation des produits localemen produits ou dans la sous région africaine.
  • Lutter contre la corruption et les détournements des deniers publics
  • Accroître la productivité des pays africains en investissant dans les secteurs clés comme l’agriculture, l’élevage, la formation professionnelle et technique.
  • Investir dans l’énergie solaire pour accroître la productivité des artisans, agriculteurs et éleveurs.

À propos de Liki ZNouveau

Je suis Statisticien-informaticien, Professeur vacataire de Statistiques et aussi Directeur des projets leburkina.net et diasporaburkinabe.com. La plateforme Leburkina.net invite tout ceux qui connaissent le Burkina Faso d’aider à faire connaitre le Burkina Faso en participant aux Questions et Réponses ou en ajoutant des articles sur les villages, sites touristiques, villes, la francophonie, etc. La plateforme est aussi ouverte pour les blogeurs voulant écrire sur des sujets relatifs à l’Afrique, aux nouvelles technologies, littérature, politique, santé, développement, etc.. Vous pouvez aussi sponsoriser la réalisation de reportages culturels ou simplement nous aidez dans notre mission éducative et culturelle.

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