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Le message de Thomas Sankara

Le message de Thomas Sankara


Génèse et naissance du Burkina Faso
Avant la révolution du 4 Août 1983, l’actuel Burkina Faso était connu sous le nom de Haute Volta et ses habitants les Voltaïques. Ce nom colonial était simplement lié à trois fleuves qui traversaient le pays: La Volta Noire (Mouhoun),  La Volta Blanche (Le Nakambé), La Volta Rouge (Le Nazinon). Le nom de « Haute Volta » n’avait rien à voir avec le peuple burkinabè et de ses aspirations profondes. La Haute Volta vivait dans un grand marasme social, politique et économique, depuis son indépendance. C’est dans ce contexte qu’est né la révolution du 4 Août 1983 avec à sa tête Thomas Sankara.

Le 4 Août 1984, lors du premier anniversaire de l’avènement de la révolution, le nom de « Haute Vota » a été relégué au musée des antiquités à côté des reliques coloniales. Le Burkina Faso est né. Loin d’être simplement un changement de nom, une nouvelle ère avec de nouvelles mentalités et attitudes était née.
 Burkina veut dire intégrité  en langue mooré (ethnie majoritaire du pays)
Faso : signifie patrie ou pays et est issue de la langue dioula  (2ème ethnie majoritaire)
Ensemble,  Burkina Faso se traduit comme le « Pays des hommes intègres »
Burkinabè : de la langue Peul (3ème ethnie majoritaire) : habitant du Burkina Faso
Dès lors, le nom de Haute Volta symbolisait le passé néocolonial et ses tares, l’impôt de capitation, le système sociopolitique pourri d’antan.  Après le baptême du pays, le nom de « Voltaïque » était devenu une insulte, car tantôt il indiquait celui qui portait toujours les vestiges néocoloniaux, des aliénés qui n’aimaient pas consommer les produits burkinabè (culture, agriculture, vêtements, etc..), ou carrément celui qui s’opposait à la révolution du 4 Août. Il symbolisait l’ancien vin dont le Burkina s’était débarrassé.
 Le message 
Au centre du message de Sankara était le sacrifice. Ce terme signifiait toute contribution par le travail volontaire, le service national populaire, des dons aux provinces pour aider le Burkina Faso.
A travers les actes de sacrifice, tous les secteurs des villes et villages du Burkina Faso étaient chaque fois propres. Les jeunes organisés en CDR (Comités de Défense de la Révolution) sortaient pour arracher les herbes devant les écoles, lieux publiques, églises, mosquées, etc…
Il était presqu’impossible de trouver des tas d’ordure dans la ville de Ouaga car il y avait des compétions entre les CDRs pour avoir le titre de secteurs propres.
Chaque weekend au petit matin, les jeunes répondaient à l’appel dans leurs secteurs pour contribuer sacrificiellement à l’amélioration du cadre de vie.
Le message du sacrifice était que le burkinabè devrait compter sur ses propres forces pour bâtir le pays. On n’attendait plus que le « gouvernement » vienne nettoyer le quartier ou des dons pour peindre une école.
Le CDR était l’état et l’état le CDR. Tous avaient comme objectifs de sortir le Burkina de la misère et lui redonner sa dignité.
Du plus éduqué au Burkinabè analphabète habitant dans les villages reculés, tous étaient sensibilisés sur le concept de sacrifice. Les gens travaillaient ensemble sans distinction de classe, de niveau d’éducation, etc.
Le burkinabè devrait naitre de nouveau
Comment vouloir être un pays émergent quand on ne veut pas consommer les produits burkinabè ?
Le burkinabè devrait donc se débarrasser des anciennes attitudes voltaïques qui privilégiaient tout ce qui provenait de l’extérieur au détriment des produits burkinabè.
C’est ainsi qu’on a adopté le port des tenues traditionnelles burkinabè. Cela donnait des revenus aux artisans locaux et aussi donnait une image engagée au reste du monde. En plus de cela, la culture traditionnelle était bien respectée. Presque toutes les ethnies du pays avaient des heures pour diffuser des émissions de musique sur les antennes de la radio.
La revolution burkinabè est un produit local destiné à une consommation locale 
En ces temps là, il y avait beaucoup d’inquiétude dans les pays voisins et un peu partout en Afrique.
A l’intérieur du Burkina Faso, il y avait aussi au niveau de la classe intellectuelle et politique des visions différentes de la révolution.  Par exemple, certains avaient des visions maoïstes, populistes et  d’autres se réclamaient de la philosophie albanienne d’Envers Hoxha sans oublier les Léninistes. Ces gens puisaient leurs idées des livres et à l’université de Ouagadougou, il n’était pas rare de les entendre réciter des passages pour dire que quelque chose manquait à la révolution du 4 Août.
Face à toutes ces confusions et paniques, Sankara a répondit: « La révolution burkinabè est un produit local destiné à une consommation locale ».
Il n’y avait pas de modèle extérieur à calquer. C’était un produit local que le burkinabè comprenait, sans lire de gros bouquins  ou apprendre des théories extérieures.
Elle se résumait au sacrifice, à l’amour de la patrie, à l’intégrité, au travail, à la participation politique de toutes les couches dans le but de bâtir la nation.

À propos de likiNouveau

Je suis Statisticien-informaticien, Professeur vacataire de Statistiques et aussi Directeur des projets leburkina.net et diasporaburkinabe.com. La plateforme Leburkina.net invite tout ceux qui connaissent le Burkina Faso d’aider à faire connaitre le Burkina Faso en participant aux Questions et Réponses ou en ajoutant des articles sur les villages, sites touristiques, villes, la francophonie, etc. La plateforme est aussi ouverte pour les blogeurs voulant écrire sur des sujets relatifs à l’Afrique, aux nouvelles technologies, littérature, politique, santé, développement, etc.. Vous pouvez aussi sponsoriser la réalisation de reportages culturels ou simplement nous aidez dans notre mission éducative et culturelle.

Commentaire ( 1 )

  1. bferd

    De cet article découlent beaucoup d’idées sur le modèle d’homme à promouvoir. En effet, le Camarade Président Thomas SANKARA nous a élucidé par ses engagements en vue de la reconnaissance de la valeur du peuple africain en général, et le peuple burkinabè en particulier. Comme vous l’avez souligné, comment peut-on demander à un peuple de se développer si les conditions du développement ne sont pas posées? Entendons par les conditions du développement, la reconnaissance d’appartenir à un même peuple, le devoir de sacrifice et la pratique de l’estime de soi. Ajoutons à ceci, les reformes politiques, économiques et sociales qui n’étaient pas des moindres.
    Je suis profondément content de constater votre engagement d’informer les autres, votre persévérance dans l’écriture et votre capacité de passer en revue l’histoire des réalités du Burkina Faso dans son ensemble.

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