S'inscrire maintenant

Connexion

Mot de passe oublié

Lost your password? Please enter your email address. You will receive a link and will create a new password via email.

Connexion

Penser hors du carton: le cas africain

Penser hors du carton: le cas africain

Les américains ont une pensée très effective:  «Think outside of the box »,   qui veut dire littéralement, penser hors du carton.  Dans le cas français, on utilise l’expression  penser «hors de la boîte».   C’est une forme de pensée très pragmatique qui force les gens à cogiter et apporter des solutions concrètes et approprièes par rapport à leurs problèmes.   En adoptant cette vision, on a plus besoin d’adopter des théories ou des vieilles méthodes qui à travers le temps ne se sont pas avérées être utiles.
Dans le cas du Burkina, l’exemple des Koglwéogo est un bel exemple de la pensée hors du carton.  Face à une criminalité rampante dans les villes et campagnes, les communautés rurales se sont mobilisées en force d’auto-défense et de sécurité.  Elles ont vite compris que le sytème affairiste et corrompu de l’administration actuelle ne les protégeait pas en aucun cas et ils avaient complètement marre des voleurs et bandits qui s’accaparaient de leurs bétail pour les brader dans les marchés.  Maintenant, dans les villages et provinces les gens peuvent bien respirer car les koglweogo sont là pour les protéger et leurs biens.
Ce qui mine l’Afrique et continue de perpétuer son sous-developpement,  c’est simplement les pensées provenant des cartons.  Les gouvernements se succèdent, mais en réalité ils opèrent presque tous de la même façon en travaillant avec presque les mêmes ministères,textes et méthodes.
Le système éducatif ne connait jamais de changements.   Les formes de pensées quand elles existent sont complètement linéaires  et très prédictibles tandis que les problèmes se manifestent souvent de façon géométrique ou exponentielle.
Thomas Sankara avait bien vu les limites de la pensée des cartons, en disant aux Burkinabè de « libérer le génie créateur » qui est effectivement la même philosophie que le
« Think outside of the box  » On doit initier des nouvelles formes de reflexion et oublier ces vieilles méthodes et philosophies concoctées quelque part par des gens qui ne connaissent par la réalité africaine.
 De nos jours, les pays africains sont menacés par des graves maladies comme l’ébola qui peuvent mettre tout un pays à genoux sans compter le terrorisme et la criminalité rampante.
Dans certains pays, les élèves suivent des cours sous des paillottes et l’état des infrastructures est très précaire.
Néanmoins, chaque année, on fête ces «fêtes d’indépendance» et de «republiques » à coups de milliards.
Personne ne se demande ce qu’on aurait pu faire de ces milliards, si on les dévotaient  à de vrais programmes de reboisement, création de projets de jardinage pour écoles ou lycées,  création de foyers améliorés pour diminuer la coupe abusive du bois.  Bref, il faudra utiliser ces milliards à des fins utiles au développement.
La pensée en hors du carton doit amener les gouvernements à aborder les vrais problèmes de développement.
Par exemple, au lieu de laisser les bandits croupir en prison où ils apprennent de nouvelles méthodes de banditisme et se fassent des compagnons filous, pourquoi ne pas les utiliser dans les chantiers de reboisement, jardinage, et d’autres travaux à travers
le pays et tout le long de l’année ?
Il suffirait de monter ne serait ce que trois ou quatre grands chantiers dans les zones propices et véhiculer ces bandits pour y travailler et payer leurs dettes au pays.  Les produits des récoltes pourraient être utilisés dans le cadre de leur réhabiliation et aussi initier des projets sociaux.
Au lieu que chaque année on  fixe les prix des céréales, pourquoi ne pas resoudre le problème qui cause le déficit ?   Investir beaucoup dans l’agriculture irriguée et faire recours à nos Ingénieurs agronomes et autres experts de l’agriculture ?
En conclusion, penser de façon  linéaire et suivre toujours les mêmes sentiers battus comme le paysan qui cultive son champs sans jachère n’apporte pas de bons résultats.

À propos de likiNouveau

Je suis Statisticien-informaticien, Professeur vacataire de Statistiques et aussi Directeur des projets leburkina.net et diasporaburkinabe.com. La plateforme Leburkina.net invite tout ceux qui connaissent le Burkina Faso d’aider à faire connaitre le Burkina Faso en participant aux Questions et Réponses ou en ajoutant des articles sur les villages, sites touristiques, villes, la francophonie, etc. La plateforme est aussi ouverte pour les blogeurs voulant écrire sur des sujets relatifs à l’Afrique, aux nouvelles technologies, littérature, politique, santé, développement, etc.. Vous pouvez aussi sponsoriser la réalisation de reportages culturels ou simplement nous aidez dans notre mission éducative et culturelle.

Commentaire ( 1 )

  1. This comment is edited.

    Merci, Cousin pour avoir aborde un tel pertinent sujet.

    La question des kolweogo est clair une directe consequences des echecs des politiques  de developpement au Burkina Faso. Triste! Je trouve cependent que le phenomene des kolweogo reste encore circonscrit dans la « boite » et non en dehors de la « boite » comme tu le dis. Cette milice, meme si elle entreprend de bonne actions, il reste qu’elle manque de rationalite dans ses actions- en outre des traitement inhumains que les victimes recoivent, certains victimes en sont inoncents, il suffit qu’un kolweogo veuille regler son compte avec quelqu’un et tu es cite voir cible. C’est du « caracolage » ou encore « dehabiller Piere pour habiller Paul ». Et cela ne va pas avancer le pays.

    Ce mouvement de kolweogo serait fort util s’il s’etait erige contre le gouverment pour reclamer des mesures de securite adaptes et durables, au lieu de laisser le pouvoir vivre dans sa demagogie. Car, je crois que la question de securite ne saurait se resoudre sans une volonte politique et coordonnee de la part de l’Etat. Voila pourquoi il est bon d’avoir des leaders qui sont la pour repondre aux besoins de peuple dans tout les domaines y compris la securite, l’economie, l’agriculture, la sante, l’education…etc. A moins d’un coup de baton magic, ce que je n’en crois pas, le BF est bien parti pour sombrer dans la prochaine decennie.

    Par ailleurs l’idee d’utiliser les prisonners pour la production nationale est tres pernante. Les prisonniers constituent une force impressionante que le gouvernement devrait exploiter.

    « Nan allarah, Ah saraa »

Ajoutez un commentaire

Penser hors du carton: le cas africain

Like

Partagez avec un ami